Des organisations et des jeunes s’unissent pour combattre l’extrémisme violent

Des organisations et des jeunes s’unissent pour combattre l’extrémisme violent

     Le mois dernier, quatre organisations canadiennes ont joint leurs forces pour former une collaboration interdisciplinaire et intersectorielle. Provenant de toutes les régions et provinces et unis dans leurs efforts pour donner les moyens d’agir aux jeunes, ces organisations ont cherché à mieux comprendre ainsi qu’à trouver des solutions aux problèmes sociaux urgents qui touchent tous les Canadiens.

     EDMONTON, le 10 janvier 2019, 09:00 HNR/ L’Organisation pour la prévention de la violence (OPV), le Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent (RPC-PREV), le Réseau canadien pour la recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS) et la Commission des étudiants du Canada (CÉC), qui dirige le Centre d’excellence pour l’engagement des jeunes (CEEJ), ont organisé une conférence de quatre jours qui a réuni universitaires et analystes ; praticiens et policiers ; dirigeants communautaires et les décideurs politiques ; ainsi que 40 jeunes et jeunes adultes de partout au Canada. La conférence a eu lieu à Edmonton, en Alberta, du 30 novembre au 3 décembre 2018 et visait à diffuser la recherche interdisciplinaire innovante en plus d’ouvrir le dialogue entre les jeunes, les universitaires et les praticiens.

     La conférence était fondée sur l’idée que nous avons besoin d’un changement de paradigme dans la façon dont nous concevons la jeunesse. Au lieu de considérer les jeunes comme de futurs adultes, il est temps de les valoriser pour ce qu’ils sont, plutôt que ce qu’ils deviendront. Les jeunes sont des citoyens actifs et apportent une réflexion novatrice sur les questions sociales.

     « Les jeunes, en particulier, comprennent comment se produisent la polarisation, l’exploitation et la victimisation – dans leurs écoles, parmi leurs pairs et dans l’espace en ligne. Il est essentiel que leurs points de vue et leurs idées sur la prévention soient entendus et mis en pratique par ceux qui ont le pouvoir d’agir. » Ghayda Hassan, directrice et fondatrice du RPC- PREV

     Les jeunes ont le désir de s’engager civiquement. Ils et elles s’engagent de plus en plus dans des formes alternatives de citoyenneté qui peuvent facilement passer inaperçues lorsqu’elles sont vues sous un angle conventionnel. Ils exercent une citoyenneté transformatrice et qui profite à tous les membres de la société. De nouvelles recherches suggèrent que les modèles de pratiques dans lesquelles les jeunes s’associent à des adultes conduisent à de meilleures réalisations et à l’atteinte d’objectifs communs.

     « Il est important de garder à l’esprit les façons dont les jeunes peuvent choisir d’exprimer leur citoyenneté et leur engagement, parce qu’ils peuvent différer des modes adultes. Lorsque les jeunes sont inclus de façon significative dans l’ensemble du processus, des conversations initiales à la mise en œuvre, nous en bénéficions tous. » – Heather Lawford, codirectrice de la recherche pour le Centre d’excellence pour l’engagement des jeunes.

     En s’appuyant sur ces priorités et ces normes, la conférence s’est inscrite dans l’alignement des mandats intersectoriels et multidisciplinaires de nos organisations et de l’excellence que nous nous efforçons d’atteindre dans l’avancement de la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

     « Si notre objectif collectif est de bâtir une société plus cohésive et de prévenir l’extrémisme violent, nous avons besoin d’une approche globale de la société et de multiples intervenants pour l’étudier, le comprendre et y faire face. – John McCoy, Directeur exécutif d’OPV

     La conférence s’appuyait sur les recommandations mondiales en matière de meilleures pratiques et sur des approches de prévention de l’extrémisme violent. Parmi ces pratiques figurent celles qui ont été mises au point par les jeunes pour donner aux jeunes les moyens d’agir à partir de solutions communautaires et de la société civile, qui s’inscrivent dans un cadre plus large d’engagement civique, plutôt que des solutions imposées d’en haut par les gouvernements. Ce type d’approches souples et entrepreneuriales est nécessaire pour faire face aux processus complexes et souvent imprévisibles qui conduisent à la radicalisation violente.

     « Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, les choses qui nous divisent peuvent souvent, sous une forme légèrement différente, nous relier et nous permettre de mieux nous comprendre les uns les autres. Prévenir l’extrémisme violent dans nos foyers et nos quartiers, c’est exploiter le meilleur de la recherche en collaboration avec des partenaires du gouvernement et de la collectivité. » -Veronica Kitchen, directrice intérimaire de TSAS.

     La diversité des expériences et des savoir-faire représentés par l’éventail des participants a été d’une grande valeur pour soutenir une collaboration créative tout au long de la conférence et a été essentielle pour favoriser l’innovation dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Il était également nécessaire que nous incluions ces voix dans la discussion afin d’atteindre nos objectifs collectifs de respect, de non stigmatisation et d’inclusion.

     « La recherche montre que l’expérience de la diversité a des résultats positifs pour les jeunes, tant sur le plan de l’apprentissage et de la santé mentale que sur le plan du soutien qu’ils reçoivent dans des lieux protecteurs dans leurs écoles et leurs collectivités. L’expérience de la diversité est importante dans la prévention des polarisations sociales. » Stoney McCart, cofondatrice de la CÉC et directrice des partenariats stratégiques.

     Cette conférence novatrice n’aurait pas été possible sans la contribution du Service de police d’Edmonton (EPS), de la Fondation de la police d’Edmonton, de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents (Chaire UNESCO-PREV), de REACH Edmonton, du département de Sciences Politiques et de l’institut d’études supérieures Kule de l’Université d’Alberta ainsi que de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et la Ville d’Edmonton. Nos quatre organisations ont eu le privilège de pouvoir compter sur leur aide et de bénéficier de leur soutien.

     Nous aimerions également exprimer notre gratitude au Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence (Centre canadien) pour son appui. La Stratégie
nationale de lutte contre la radicalisation par la violence a été lancée le 11 décembre 2018 et ils ont identifié  « l’Engagement avec les jeunes » comme étant une priorité.

https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/ntnl-strtg-cntrng-rdclztn-vlnc/index-fr.aspx#s72

À propos de l’Organisation pour la prévention de la violence

     L’Organisation pour la prévention de la violence (OPV), basée à Edmonton, en Alberta, est une organisation non gouvernementale communautaire dirigée par des experts. Ils sont engagés dans des activités de recherche et de prévention qui visent à atténuer l’extrémisme violent. Pour atteindre cet objectif, ils travaillent en étroite collaboration avec les communautés, les fournisseurs de services sociaux et tous les paliers de gouvernement.

https://preventviolence.ca/

À propos du réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de la violence extrémiste.

     Le Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent (RPC-PREV) est une organisation pancanadienne basée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à Montréal, Québec. Le RPC PREV soutient la collaboration concertée, le développement des compétences et la mobilisation des connaissances entre les secteurs clés et les parties prenantes par le biais d’une approche multidisciplinaire et multisectorielle à l’échelle nationale pour prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent. Notre objectif est de faire progresser le leadership canadien et de développer l’excellence dans la lutte contre la radicalisation violente en appuyant les pratiques exemplaires et la collaboration entre les équipes d’intervention, grâce à une mobilisation soutenue des connaissances entre les secteurs de la recherche, de la pratique, des politiques et des communautés.

https://cpnprev.ca/

À propos du réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société

     Le Réseau canadien de la recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS) est un organisme universitaire indépendant dirigé par un consortium de treize universités canadiennes. Établi à Waterloo, en Ontario, TSAS appuie la recherche et la diffusion de la recherche sur la menace terroriste, les mesures de sécurité face au terrorisme et l’impact du terrorisme et de la sécurisation sur la société canadienne. L’organisme se concentre sur les développements au Canada et encourage les collaborations internationales par l’entremise de ses multiples partenaires dans d’autres pays. Le TSAS cherche à aider à créer une réponse canadienne unique au terrorisme et à ses conséquences sociales et, enfin, à soutenir le développement d’une recherche d’excellence sur le plan académique et pertinente sur le plan des politiques.

https://www.tsas.ca/

À propos de la Commission des étudiants du Canada

     La Commission des étudiants du Canada (SCC) est un organisme caritatif basé à Toronto, en Ontario, qui collabore délibérément avec d’autres personnes pour s’assurer que les jeunes sont valorisés, entendus et que leurs idées pour s’améliorer, la vie de leurs pairs et de leurs communautés sont mettre en action. Nos quatre piliers — respect, écoute, compréhension et communication ™ — sont les valeurs et le processus qui guident notre travail. Le respect est
accordé, reconnaissant les forces que chacun de nous doit donner, ce qui nous permet d’écouter profondément avec tous nos sens; Nous passons ensuite de l’écoute à la compréhension, la base de la première action, qui est une communication efficace. Le SCC dirige le centre d’excellence pour l’engagement des jeunes et accueille les conférences #CanadaWeWant qui ont engagé des centaines de jeunes participants à travers le Canada. Le résultat escompté de la CSC est un monde où tous les jeunes se font une transition positive vers l’âge adulte réussi.

https://www.studentscommission.ca/

Contacts

  • Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Marie-Eve Gosselin, Coordonnatrice de la mobilisation des connaissances et des relations publiques
+ 1 514-621-0398
gosselin.marie-eve@uqam.ca

Ou

  • Organisation pour la prévention de la violence

John McCoy, Directeur exécutif
+ 1 780-995-6107
john@preventviolence.ca

Références

Delli Carpini, M. X. (2000). Gen.com: Youth, Civic Engagement, and the New Information Environment. Political Communication, 17 (4), 341-349. doi:10.1080/10584600050178942

Martínez, M. L., Silva, C., Carmona, M., & Cumsille, P. (2012). Young Chileans’ views of citizenship: Findings from the first generation born after the reinstitution of democracy. Applied Developmental Science, 16(4), 167-180. doi: 10.1080/10888691.2012.722889

Ramey, H., Lawford, H., Rose-Krasnor, L. (2017). Doing for others: Youth’s contributing behaviors and psychological engagement in youth-adult partnerships, Journal of Adolescence, 55 (2), 129-138. doi: 10.1016/j.adolescence.2017.01.001

Ramey, H., Lawford, H., & Vachon, W. (2017). Youth-Adult Partnerships in Work with Youth: An Overview. Journal of Youth Development, 12(4), 38-60. doi:10.5195\jyd.2017.520

Ramey, H. Lawford, H., Rose-Krasnor, L. (2018). Why we should pay attention to the power of youth. Retrieved from https://theconversation.com/Why-we-Should-Pay-attention-to-the-Power-of-Youth-106675